Bonjour à tous,
Honte sur moi, je mérite un sacré bonnet d'âne.
En effet, j'ai profité de l'hiver pour remanier mon rucher créé voici plus de trente ans par mon père. J'ai placé mes ruches par quatre sur de beaux longerons de bois eux-mêmes posés sur des moellons.
Pour ne pas avoir à passer devant le trou de vol, je les ai mises juste au-dessus des murettes, face à la vallée, vers le sud-est, bien sûr.
J'ai correctement haubané une première série de mes jolies Warrés à toit chalet et, comme rien ne peut être parfait, j'ai remis à plus tard le haubanage de la deuxième série.
La tempête Cynthia a décoiffé mes quatre ruches et en a couché une, je devrais dire explosé une. En effet, elle a dévalé le talus au pied de la murette et j'ai retrouvé les trois éléments étalés sur près de dix mètres, le toit encore plus bas. Les barrettes et leur rayon intactes à l'exception de deux d'entre elles mais éparpillées sur l'herbe.
La colonie scindée en six ou sept petits paquets d'abeilles abrités sous les rayons et attendant une mort de froid quasi certaine. J'ai remis tout ce beau monde en place, pas fier.
En récupérant un des petits paquets, j'ai le sentiment d'avoir trouvé la reine. Elle n'était pas vraiment beaucoup plus grosse que les ouvrières, comme les reines que j'ai l'habitude de voir en été, mais elle avait tout de même un abdomen un peu plus long que celui de ses sujettes. Elle était frigorifiée et bougeait à peine. Je l'ai délicatement remise dans sa ruche mais sans grands espoirs.
Cependant, à peine quelques minutes après avoir été réinstallées dans leur ruche, les abeilles ont repris du poil de l'avette et m'ont fait payer par deux fois ma négligence.
Ce n'est pas cher payé !
J'attends une petite semaine pour voir si la reine est toujours vivante. Sinon, je réunis vite à une autre ruche avant que la ruche ne devienne bourdonneuse.
A+ avec mes piteuses salutations.
